Le Maroc fera partie des premiers pays africains à piloter la mise en œuvre de l’initiative Africa Digital Access and Public Infrastructure for Trade (ADAPT), visant à accélérer la création d’un marché unique africain.
Aux côtés du Maroc, figureront le Kenya et le Nigeria, a indiqué le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), précisant que les sélection des pays a suivi un processus rigoureux en deux étapes.
Ce processus a été basé sur la ratification nationale du protocole, prenant en compte l’engagement politique et la préparation institutionnelle, l’alignement juridique et réglementaire, les infrastructures numériques publiques et les capacités techniques, l’implication du secteur privé, ainsi que la capacité globale de mise en œuvre, y compris la disponibilité à cofinancer.
Cette approche a permis de s’assurer que les pays sélectionnés sont en mesure de générer un impact, de déployer des solutions à grande échelle et de faire avancer les objectifs de la Zlecaf, selon un communiqué publié la Fondation Iota.
Et de préciser que les pays pilotes joueront un rôle clé dans la définition des cadres de gouvernance et dans les tests réglementaires, notamment dans les domaines émergents comme les monnaies numériques, avant une extension progressive du projet à d’autres pays africains.
Dans ce cadre, l’initiative ADAPT lancée en novembre 2025, est considérée comme une étape importante de la création de la plus grande zone de libre-échange au monde en termes de population, en fournissant l’infrastructure numérique nécessaire pour connecter les 55 pays africains.
Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a déclaré que la mise en œuvre complète de l’accord pourrait augmenter les exportations intra-africaines de plus de 80 % et générer jusqu’à 450 milliards de dollars d’ici 2035.
Selon lui, des initiatives comme ADAPT, basées sur des infrastructures publiques numériques (identité numérique, paiements et systèmes de données), constitueront le moteur permettant de réduire les coûts commerciaux, d’élargir l’accès aux marchés et de bâtir un marché africain plus compétitif, inclusif et résilient.
Les pays devraient collaborer étroitement avec le Secrétariat de la ZLECAf et les partenaires techniques pour opérationnaliser ADAPT. Cela inclut la création de forums nationaux de mise en œuvre, l’intégration des principales composantes des infrastructures publiques numériques comme les systèmes d’identité numérique et les réseaux de paiement, ainsi que l’alignement des systèmes nationaux avec les normes continentales d’interopérabilité.
L’initiative, portée par l’Afrique et développée avec plusieurs partenaires internationaux, prévoit également de nouvelles opportunités dans les paiements numériques, y compris l’exploration future de monnaies numériques comme les stablecoins.
Les premières actions porteront sur l’échange de données en temps réel, la numérisation des documents commerciaux à la source et la facilitation de transactions plus rapides pour les entreprises.
Soyez le premier à commenter cet article.