L'indignation est vive à Friguiady Nord après l'agression sexuelle brutale d'une mineure le 1er mai dernier. Le suspect, Abdoulaye Sylla dit « Rambo », a été placé sous mandat de dépôt ce mardi à la prison civile de Coyah. Alors que le Ministère de la Femme et de l'Enfance se porte au chevet de la victime pour assurer sa prise en charge médicale et psychologique, la ministre Pauline Adeline Patricia Lamah promet une fermeté absolue face à cet acte qualifié d'ignoble.
Le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a annoncé avoir été saisi d’un cas de viol sur mineure impliquant une fillette de six ans dans la commune urbaine de Manéah, précisément au quartier Friguiady Nord, secteur Soumah Fily.
Selon les informations communiquées par le département, les faits se seraient produits le vendredi 1er mai 2026 aux environs de 13 heures. Alerté par la famille de la victime, le ministère a immédiatement activé ses services déconcentrés afin d’assurer une prise en charge rapide de l’enfant.
Grâce à cette mobilisation, la victime a été admise à l’Hôpital régional d’Enta Nord où elle bénéficie d’examens médicaux, de soins adaptés ainsi que d’un accompagnement psychosocial.
Le présumé auteur, identifié comme Abdoulaye Sylla, alias « Rambo », âgé d’une cinquantaine d’années, a été interpellé puis conduit à la Police centrale de Coyah avant d’être présenté devant le Tribunal de Première Instance de Coyah le mardi 5 mai 2026.
À l’issue de sa première comparution, il a été placé sous mandat de dépôt puis transféré à la Maison centrale de Coyah dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
Le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités précise que la Direction communale de la Femme, de la Famille et des Solidarités, en collaboration avec l’OPROGEM de Coyah, reste mobilisée aux côtés de la victime et de sa famille afin d’assurer leur protection et le suivi du dossier.
Sur instruction de la ministre Pauline Adeline Patricia Lamah, une mission composée de plusieurs responsables du département a été dépêchée sur le terrain pour apporter un soutien à la famille et suivre l’évolution de l’état de santé de l’enfant.
Le ministère a condamné « avec la plus grande fermeté » cet acte qualifié d’ignoble, rappelant que les violences sexuelles sur les enfants constituent une grave atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant et qu’aucun auteur de tels faits ne doit bénéficier d’impunité.
Par Damba Morlaye
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