Mamadou Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), figure parmi les 217 condamnés auxquels le président Mamadi Doumbouya a accordé une grâce présidentielle, le vendredi 2 octobre 2026. La mesure prévoit une remise totale des peines privatives de liberté, mais elle est assortie d’un stage obligatoire d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion d’une durée de 45 jours.
La grâce présidentielle accordée à Aliou Bah intervient dans un contexte judiciaire particulier. Le président du MoDeL avait été condamné par la justice guinéenne à une peine d’emprisonnement dans une affaire d’« offense et diffamation » envers le chef de l’État.
Cette décision intervient également alors que la Cour de justice de la CEDEAO avait rendu, le 25 juin 2026, un arrêt ordonnant notamment la mise en liberté immédiate et sans condition d’Aliou Bah. Le même jour que l’annonce de la grâce, la juridiction communautaire avait demandé aux autorités judiciaires guinéennes des informations sur l’exécution de cette décision.
Sur le plan juridique, la mesure annoncée par la présidence concerne l’exécution de la peine. Elle ne doit donc pas être confondue avec une annulation de la condamnation. Selon les informations publiées sur le décret, les bénéficiaires devront toutefois accomplir un stage de 45 jours, dont les modalités doivent être fixées par un arrêté conjoint des ministres concernés.
La grâce présidentielle place ainsi Aliou Bah au cœur de l’actualité judiciaire et politique guinéenne. Sa situation devra désormais être suivie à travers la mise en œuvre concrète de la mesure présidentielle et les suites réservées à l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO.
Soyez le premier Ă commenter cet article.