Des femmes vendeuses du marché Matoto Park ont manifesté mardi 6 octobre 2026 devant le siège de la mairie de Matoto. Elles protestent contre les difficultés liées à l’occupation des espaces commerciaux sur ce site de recasement.

La mobilisation intervient dans un contexte de réorganisation des activités commerciales à la suite des opérations de dégagement des encombrants physiques sur les principales et secondaires artères de Conakry.

Ces opérations ont entraîné le déplacement de nombreux commerçants et vendeurs. Pour leur permettre de poursuivre leurs activités, le Gouvernement, à travers le Gouvernorat de la ville de Conakry et les autorités communales, a identifié plusieurs sites provisoires de recasement, en attendant la construction de nouveaux marchés.

Parmi ces sites figure le marché Matoto Park. Toutefois, en raison du nombre important de commerçants à accueillir, toutes les femmes vendeuses n’ont pas pu bénéficier d’un emplacement dans les espaces aménagés.

Certaines ont alors investi une ruelle du marché pour y exercer leurs activités. Une situation qui a suscité des difficultés avec les vendeurs de pièces détachées dont les boutiques sont situées dans cette même zone.

Pour tenter de régler le différend, la mairie de Matoto avait engagé des discussions avec les différentes parties. Un protocole d’accord avait notamment prévu que les femmes puissent occuper la ruelle de 6 heures à 10 heures, avant de libérer l’espace pour permettre aux vendeurs de pièces détachées d’accéder à leurs boutiques.

Le non-respect de cet arrangement aurait toutefois contribué à raviver les tensions entre les commerçants concernés.

Alors qu’une rencontre entre les différentes parties était prévue mardi à la mairie afin d’examiner la situation, les femmes vendeuses se sont mobilisées devant le siège de l’institution communale.

Face à cette manifestation, le maire de Matoto, Moussa Diallo, a appelé les protestataires à privilégier le dialogue et la concertation. Il a également invité les différentes parties à éviter toute action susceptible d’aggraver les tensions.

La mairie affirme ainsi vouloir poursuivre les discussions afin de trouver une solution permettant de prendre en compte les préoccupations des vendeuses tout en garantissant l’accès aux boutiques des commerçants de pièces détachées.

 

Par Damba Morlaye