Le ministère de l’Environnement et du Développement durable veut renforcer la gouvernance de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE). Un atelier national consacré à la validation de l’approche paysagère et juridictionnelle du projet PlanetGOLD Guinée s’est ouvert ce vendredi à Conakry.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Moustapha LeGrand Sylla, chef de cabinet du ministère, sur instruction du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa.
Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et supervisé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), en partenariat avec le Centre africain pour la santé environnementale (CASE-Guinée), le projet PlanetGOLD Guinée vise notamment à réduire et, à terme, éliminer l’utilisation du mercure dans l’orpaillage artisanal.
L’usage de ce métal constitue un enjeu à la fois environnemental et sanitaire, notamment pour les populations vivant dans les zones minières et pour les écosystèmes liés au bassin du fleuve Niger.
Selon les données présentées, l’orpaillage artisanal compte environ 350 sites répertoriés, génère plus de 240 000 emplois et représente une valeur économique estimée à 300 millions de dollars.
Face à ce poids économique, les autorités cherchent à concilier les revenus issus de l’exploitation aurifère avec la protection de l’environnement. À Siguiri, un modèle de gouvernance associant l’État, les autorités coutumières, les sociétés minières et les communautés locales est ainsi expérimenté, avec une attention particulière accordée à la participation des femmes.
Le document soumis à validation, élaboré avec l’équipe de PlanetGOLD Côte d’Ivoire, repose sur cinq axes : la délimitation participative des zones d’exploitation, la formalisation progressive de l’orpaillage, l’harmonisation entre droit coutumier et réglementation administrative, la prise en compte de l’équité de genre et le respect des engagements de la Convention de Minamata sur le mercure.
L’atelier doit ainsi contribuer à poser les bases d’une gestion plus responsable de l’exploitation aurifère artisanale en Guinée.
Par Damba Morlaye
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