Le Collectif de défense du Général de brigade Bienvenue Lamah a réagi aux déclarations faites le 29 septembre 2026 par Maître Thierry Breton, au nom de la FIDH et des parties civiles. Dans un communiqué publié à Conakry, les avocats défendent la portée de l’acquittement prononcé en faveur de leur client, contestent certaines présentations publiques de son dossier et appellent au respect des décisions de justice et des droits de la défense.

Acquittement, droits des victimes et débat judiciaire

Le procès des événements du 28 septembre continue de susciter des réactions, y compris après les décisions rendues par les juridictions guinéennes. Dans ce contexte, le Collectif de défense du Général Bienvenue Lamah a choisi de répondre aux déclarations de Maître Thierry Breton, faites au nom de la FIDH et des parties civiles.

Les avocats estiment que les prises de parole publiques doivent tenir compte de l’acquittement dont leur client a bénéficié. Ils considèrent que continuer à le présenter comme le « principal accusé » sans rappeler cette décision entretient, selon eux, une confusion entre les accusations initialement portées contre lui et l’issue judiciaire de la procédure.

Le Collectif rappelle également que toute contestation d’une décision de justice doit s’inscrire dans le cadre des voies de recours prévues par la loi. Il met ainsi en avant le principe selon lequel la culpabilité d’une personne relève de l’appréciation des juridictions compétentes et non du débat médiatique.

Les avocats évoquent par ailleurs l’élévation de Bienvenue Lamah au grade de Général de brigade. Ils présentent cette promotion comme une reconnaissance de son parcours professionnel et rappellent qu’il avait notamment exercé les fonctions de Commandant de la Gendarmerie régionale de Conakry.

Le communiqué aborde ensuite la question des indemnisations accordées aux victimes dans le premier volet du procès des événements du 28 septembre. Le Collectif demande que les conditions de versement des réparations soient clarifiées et que les procédures de contrôle des bénéficiaires soient transparentes. Il souhaite également que toute éventuelle irrégularité soit établie à partir d’éléments vérifiables.

Une procédure concernant le ministre de la Défense en fonction au moment des faits, qui aurait abouti à une ordonnance de non-informer. Le Collectif demande des précisions sur cette procédure et sur le rôle qu’aurait joué la FIDH dans celle-ci. Ces interrogations sont présentées par les avocats comme une demande de cohérence dans l’approche des différentes procédures judiciaires liées aux événements du 28 septembre.

Plus largement, le Collectif appelle au respect de l’indépendance de la justice, tout en rappelant la nécessité de garantir les droits des victimes et ceux de la défense. Il estime que les critiques visant une décision judiciaire doivent rester dans le cadre du débat juridique et des procédures prévues par la loi.

Les avocats indiquent enfin se réserver la possibilité de saisir les juridictions compétentes ou les instances disciplinaires s’ils estiment que certains propos tenus publiquement sont susceptibles de porter atteinte à l’honneur de leur client.

Cette nouvelle prise de position illustre la poursuite du débat autour du traitement judiciaire des événements du 28 septembre. Entre le droit des victimes à la justice et à la réparation, les droits de la défense et le respect des décisions rendues par les juridictions, les différentes parties continuent de faire valoir leurs positions. Le débat reste désormais largement inscrit dans le cadre des procédures et recours prévus par le droit guinéen.