Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire sur la gestion de plusieurs financements internationaux accordés à la Guinée, portant sur un montant global de plus de 67 millions de dollars.

Selon les informations disponibles, cette procédure judiciaire vise à faire toute la lumière sur de présumées irrégularités dans l'utilisation de ces ressources. Les investigations portent notamment sur des soupçons de détournement de deniers publics, d'enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de corruption d'agents publics.

Le Service national d'aménagement des points d'eau (SNAPE) figure parmi les principales structures concernées par cette enquête. L'institution assurait la gestion de deux importants programmes hydrauliques financés à hauteur de 22,1 millions d'euros et de 45 millions de dollars.

Pour conduire les investigations, le procureur spécial Charles Wright a mis en place une équipe composée de substituts du procureur et d'officiers de police judiciaire de l'Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF). Leur mission consiste à établir les responsabilités éventuelles et à déterminer si des infractions économiques et financières ont été commises dans la gestion de ces fonds.

Cette enquête s'inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la corruption et de la préservation des ressources publiques et des financements destinés au développement.

 

Par Damba Morlaye