À un moment où l’opinion attendait un verdict décisif, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières relance le procès de Ibrahima Kassory Fofana en rouvrant les débats, invoquant un impératif de régularité procédurale lié à la recomposition de la formation de jugement un tournant judiciaire qui prolonge l’incertitude et ravive les enjeux autour de l’un des dossiers les plus sensibles de la lutte contre la délinquance économique en Guinée.
La chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a décidé ce jeudi, de rouvrir les débats dans le procès impliquant l’ancien Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana.
Cette décision intervient alors qu’un verdict était attendu dans cette affaire judiciaire très suivie. La juridiction a justifié cette reprise des débats par un changement intervenu dans la composition de la Cour, une mesure présentée comme conforme aux exigences procédurales du droit.
Conséquence directe : le délibéré initialement envisagé est suspendu et la procédure reprend officiellement devant la nouvelle formation de jugement.
Selon les informations issues de l’audience, aucune des parties au procès n’a contesté cette décision de la chambre des appels.
La CRIEF devra désormais se prononcer, le 7 mai prochain, sur les modalités d’audition de l’ancien chef du gouvernement, dont l’état de santé demeure au centre des discussions judiciaires depuis plusieurs mois.
Ce dossier, considéré comme l’un des plus emblématiques des poursuites engagées par la CRIEF contre d’anciens hauts responsables de l’État, continue de susciter une forte attention de l’opinion publique et des observateurs du système judiciaire guinéen.
Par Damba Morlaye
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