Le Ministère de la Justice et des Droits de l'homme a officiellement lancé, sous la présidence du Garde des Sceaux Ibrahima II Tounkara, le processus de digitalisation du casier judiciaire en Guinée. Cette réforme structurelle, portée par la Direction Générale du Casier Judiciaire Central, vise à moderniser l'administration judiciaire en simplifiant les procedures, en sécurisant les données et en facilitant l'accès des citoyens, résidents comme expatriés, à ce document essentiel. 

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son administration judiciaire. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé au lancement officiel du processus de digitalisation de la gestion des bulletins du casier judiciaire, une réforme présentée comme majeure pour l’amélioration des services publics judiciaires.

La cérémonie a été présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de la Sécurité et de la Protection civile, de la Communication et de l’Économie numérique, ainsi que de la Famille, de la Femme et des Solidarités.

Portée par la Direction générale du Casier judiciaire central, cette réforme vise à moderniser la délivrance des bulletins du casier judiciaire à travers un système numérique sécurisé et accessible. Des responsables judiciaires, chefs de juridictions et greffiers venus de plusieurs régions du pays ont également pris part à la cérémonie.

Selon les autorités, cette transformation numérique permettra de simplifier les procédures administratives, réduire les délais de traitement des demandes et renforcer la sécurité des données judiciaires. Le projet ambitionne aussi de faciliter l’accès des citoyens aux services du casier judiciaire, y compris pour les Guinéens établis à l’étranger.

Dans son intervention, le Directeur général du Casier judiciaire central, Boubacar Baldé, a indiqué que cette digitalisation contribuera à limiter les risques de fraude documentaire et à améliorer la traçabilité des opérations administratives et financières liées au secteur judiciaire.

Prenant la parole, le ministre de la Justice a souligné que la justice doit être « accessible, crédible, efficace, moderne et adaptée aux exigences de notre temps ». Pour Ibrahima Sory II Tounkara, cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’État de droit à travers une administration judiciaire plus performante et transparente.

Avec cette initiative, le gouvernement guinéen entend accélérer la modernisation du système judiciaire et rapprocher davantage les services publics des citoyens grâce aux outils numériques.

 

Par Damba Morlaye