Le 17 juillet 2026 marque une date importante dans l'histoire constitutionnelle de la Guinée. Avec l'installation de la nouvelle Assemblée nationale et l'élection de son président, le pays ouvre officiellement le chapitre de la Ve République. Une nouvelle étape s'amorce, porteuse d'espoirs, mais également d'importantes responsabilités.
Durant les quatre années de la Transition, le Conseil national de la Transition (CNT) a exercé les prérogatives législatives dans un contexte exceptionnel. Élaboration de la nouvelle Constitution, adoption du Code électoral, vote de lois organiques, examen de nombreux textes stratégiques, contrôle de l'action gouvernementale et modernisation de l'administration parlementaire figurent parmi les principales réalisations qui ont jalonné cette période.
L'élection du Dr Dansa Kourouma à la présidence de la nouvelle Assemblée nationale s'inscrit dans cette continuité institutionnelle. Elle constitue également le point de départ d'un nouveau cycle démocratique où le Parlement devra désormais évoluer dans un cadre constitutionnel permanent, avec des députés investis de la légitimité du suffrage.
Mais l'histoire institutionnelle ne se mesure pas uniquement au nombre de lois adoptées. Elle s'apprécie surtout à l'aune de leur application, de leur impact sur la vie des citoyens et de leur capacité à consolider l'État de droit. La Ve République sera jugée non sur les promesses qu'elle porte, mais sur les résultats qu'elle produira en matière de justice, de gouvernance, de développement économique et de protection des libertés fondamentales.
Le Parlement devient ainsi le gardien de l'équilibre des pouvoirs. Il lui appartient de légiférer avec rigueur, de contrôler efficacement l'action du Gouvernement, d'évaluer les politiques publiques et de veiller au respect de la Constitution. Cette responsabilité dépasse les clivages politiques : elle engage l'avenir de la République.
Pour MAGJURY, l'installation de la Ve République ne constitue pas l'aboutissement de la Transition, mais le commencement d'une nouvelle exigence démocratique. Les textes fondateurs existent désormais. Il appartient aux institutions, aux gouvernants, aux magistrats, aux juristes, aux universitaires et aux citoyens d'en faire une réalité vivante.
L'histoire retiendra les réformes entreprises pendant la Transition. L'avenir, quant à lui, jugera la capacité de la Ve République à transformer ces réformes en progrès concrets au service de la Nation.
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