Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique vient de poser un acte de clarification attendu : rappeler que l’organisation administrative ne se construit ni dans l’approximation ni dans l’improvisation. Par sa note circulaire n°1619, signée le 13 juillet 2026, le département met fin à des usages qui créaient une confusion autour des appellations telles qu’« assistant de Directeur » ou « assistant de chef de service ».
Cette mise au point est loin d’être anodine. Elle réaffirme un principe fondamental de la fonction publique : dans une administration, chaque poste, chaque responsabilité et chaque niveau hiérarchique doivent découler des textes en vigueur, et non d’initiatives internes sans base réglementaire. En rappelant que le Directeur adjoint est le collaborateur direct du Directeur et son suppléant dans les conditions prévues par les règles administratives, le ministère remet la hiérarchie à sa juste place.
Au-delà de l’expression, c’est la gouvernance même des services publics qui est en jeu. Les appellations floues, lorsqu’elles se multiplient, brouillent les responsabilités, fragilisent la chaîne de commandement et nuisent à l’efficacité administrative. Au contraire, la rigueur dans la désignation des fonctions renforce la lisibilité de l’action publique et consolide la discipline institutionnelle.
Cette note circulaire rappelle enfin qu’une administration moderne ne se mesure pas seulement à ses ambitions, mais aussi à sa capacité à respecter ses propres règles. En rétablissant l’ordre dans les titres et les attributions, le MSHP envoie un signal clair : la performance publique passe d’abord par la conformité, la clarté et la responsabilité.
Document joint
Note circulaire N°1619.pdf (5,8 Mo)
Kalil Ibrahima
Etudiant
Si ce que cette note dit sera appliqué à la règle